Pays de la Loire, l'accès à l'outil sportif pour l'insertion des jeunes PJJ
 
Le 30 septembre 2010, les représentants de la Direction Territoriale de la Prévention Judiciaire de la Jeunesse 44/85 et du Comité Régional EPMM Sports pour Tous des Pays de la Loire ont signé une convention de partenariat favorisant et organisant l’accès au sport des jeunes sous main de justice. Cette convention formalise des relations d’animations initiées il y a quelques mois par le comité régional Sports pour Tous. La participation des jeunes  sous main de justice à des séances d’activités physiques et sportives régulières ou à des sorties sportives ponctuelles, encadrées par des professionnels qualifiés, représente un support éducatif complémentaire idéal à la médiation sociale, la santé et l’insertion.
Prise de contact avec les jeunes PJJ, échanges sur leur pratique sportive et sensibilisation aux bienfaits de l’activité physique à l’occasion de tests Eval’forme.
Les jeunes PJJ respirent lors des animations sportives de pleine nature (vélo, kayak …)
  
 
L'institution PJJ
Une justice pénale et civile spécifique
La justice des mineurs concerne les mineurs en danger (dans le cadre de la justice civile au titre de l’article 375 du code civil) ainsi que les mineurs ayant commis des actes de délinquance (dans le cadre de la justice pénale, au titre de l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante).
Dans ces deux domaines, c’est le juge des enfants qui est compétent pour prendre la décision judiciaire.
Des chiffres conséquents :
Chaque année, près de 383 000 mineurs sont pris en charge par la justice. Près de 212 500 mineurs sont pris en charge au civil.
Sur l'ensemble de ces mineurs, près de 170 500 sont pris en charge par les services de la Protection judiciaire de la jeunesse, 92 000 le sont dans le cadre pénal.
 
Les établissements et services de la DPJJ
Sur décision judiciaire, un mineur peut faire l'objet d'un placement dans un établissement de placement éducatif (EPE) ou un centre éducatif fermé (CEF) et/ou faire l'objet d'un suivi en milieu ouvert. S'il est condamné à une peine d'emprisonnement, il est incarcéré soit en établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM), soit en quartier des mineurs en maison d'arrêt.
Pour mettre en œuvre les décisions des tribunaux pour enfants, la DPJJ dispose de 1 500 structures de placement et de milieu ouvert (300 structures du secteur public et 1 200 du secteur associatif habilité).
Le terme "service" est utilisé pour les organisations qui mettent en œuvre les mesures d'investigation et de milieu ouvert, les activités de jour ainsi que l'intervention éducative auprès des mineurs incarcérés. Le terme "établissement" correspond aux organisations qui mettent en œuvre des mesures de placement soustrayant le mineur à son milieu naturel.
 
Milieu ouvert
• Services éducatifs auprès du tribunal (SEAT),
• Services territoriaux éducatifs de milieu ouvert (STEMO),
• Services territoriaux éducatifs et d'insertion (STEI),
• L’intervention éducative auprès des mineurs incarcérés s'exerce soit dans les quartiers pour mineurs des établissements pénitentiaires, soit au sein des services éducatifs des établissements pénitentiaires pour mineurs.
 
Placement
• Etablissements de placement éducatif (EPE) constitués d'unités éducatives d'hébergement collectif ou diversifié (UEHC, UEHD), d'unités éducatives de centre éducatif renforcé (UE-CER)
• Etablissements de placement éducatif et d’insertion (EPEI) constitués d'une ou plusieurs unités éducatives d'hébergement parmi les UEHC, UEHD, UE-CER et d'une ou plusieurs unités éducatives d'activités de jour (UEAJ).
• Centres éducatifs fermés (CEF).